Différents

Différents

Le spectacle

« Y’a des images à la télévision.
Et moi je me pose plein de questions
Maman dit que le monde devient dangereux.
Papa m’explique comme il peut.
Je comprends pas la guerre des grands.
Celle qui tue les gentils et puis même des enfants.
Paraît qu’on s’aime moins quand on est différent.
Paraît qu’on veut pas respirer les mêmes vents.
Pas tout le monde, juste les méchants.
Mais qui est gentil et puis qui est méchant.
J’entends que l’on tue sur tous les continents.
Et moi comment je fais pour garder les 10 ans.
Dans l’innocence que pour moi voulait mes parents ? ».

Le ton est donné, ce spectacle parle de la différence et son acceptation.
Il se déplie sous forme de métaphore ou de banalisation des types de différences : tous humains avec un coeur.
Reste à savoir si le coeur est pur…

Pourquoi ce spectacle a-t-il été créé ?

Aujourd’hui, ce spectacle s’écrit comme une urgence. A l’heure des attentats, de la crainte de l’immigration, des propos racistes, on ne peut pas ne pas parler de ce qui nous entoure.
Une évidence, trouvons les synonymes.
Parler de notre actualité est une nécessité, une envie, un besoin.


Le contenu

Differents AfficheL’héroïne

Il s’agit ici d’une petite fille, elle doit avoir 10 ans. Elle est sensible et a beaucoup d’imagination. Devant la peur et l’inconnu, elle crée ses images sans trop bien s’en rendre compte.
Elle trouve des solutions au coeur de son inspiration. Elle unit le monde pragmatique et onirique. Elle chante ce qu’elle vit au-dedans.

L’appréhension du différent

L’essentiel du spectacle tente de décrire la différence de manière métaphorique ou pragmatique. L’idée était de ne pas stigmatiser l’une ou l’autre différence : celle de la religion, de la couleur de peau, du handicap, du style, des croyances, des ethnies…
On parle de l’épouvantail habillé différemment et qui vit différemment, on parle de la différence entre épouvantails, on parle de looks et de styles différents, on parle de différentes manières de dire « bonjour », de nourritures différentes aussi.
On parle de différence sous toutes ses coutures.
L’objectif est de faire comprendre que la différence est partout et qu’elle est ordinaire. Que l’on n’éprouve pas toujours le besoin de la stigmatiser, de la moquer et de la haïr. Il y a aussi la pensée que la différence est ordinaire et qu’elle est richesse dans la rencontre et dans la découverte de l’autre.
Et puis, ça veut dire quoi être différent ?

L’imaginaire

L’imaginaire, c’est ce qui permet de transposer des sujets graves de manière à les aborder plus facilement.
L’imaginaire, c’est ce qui permet de trouver des solutions que l’on ne pratique pas toujours dans le monde réel.
L’imaginaire, c’est une manière de se représenter ce qui est parfois irreprésentable. L’imaginaire, c’est ce qui permet d’avoir un autre point de vue sur une situation que l’on envisage à sens unique.

La peur de l’épouvantail

On ne pouvait pas parler de la haine, du terrorisme ou des gardes armés sans évoquer le thème de peur.
L’épouvantail était la métaphore parfaite pour ce sujet.
Au départ il est créé pour faire peur.
Lui-même ne voit pas à quoi il pourrait servir d’autre. C’est en creusant, en allant plus loin dans la découverte, de l’autre que l’on peut envisager que son rôle soit différent et ce, même s’il garde une même apparence.
Au fur et à mesure de l’histoire le spectateur se rend compte que l’on peut tous ressembler à des épouvantails.
Il y a le costume et puis ce qu’il y a en dessous.

Le chant et la musique

On utilise le chant pour renforcer certains messages, les intégrer mais aussi dédramatiser. Nous utilisons différents instruments.

Présence d’un danseur

Le danseur a le pouvoir de figurer l’épouvantail, de lui faire prendre forme, mais aussi de permettre de prendre du recul face au personnage qui peut induire tellement de sentiments négatifs.

Poésie

Nous sommes persuadés que l’arme contre la violence est sans aucun doute le beau, l’artistique, la poésie.
Oui, nous osons présenter un monde onirique dans le spectacle, car nous y croyons.

Pluridisciplinarité, pluriculturalité

Nous sommes originaires de disciplines différentes : le conte, la danse, la musique mais nous sommes réunis dans les arts de la scène.
Ça nous nourrit.

Grandis

C’est la dernière chanson du spectacle.
« Grandis, en imaginant tes épouvantails.
Grandis, en fabriquant loin des murailles. Bâtis, des esprits libres sans préjugés. Bâtis, des force vives et éclairées »
On vous laisse traduire.

Sentiments

On peut trouver toutes les palettes dans ce spectacle…


Accompagnement musical

Guitare, chant, petites percussions


 

L’équipe artistique

Cécile CRISPIN

Differents 02Ecriture, conte et chant

Eric DUBRAY

differents 03Musicien, compositeur, interprète, comédien animateur...

Frédéric DEWINT

differents 04Acteur, danseur

Conteuse et psychologue, psychologue et conteuse.
Le ton est donné. Choix de contes qui parlent au coeur et au psychisme, ouverture vers le lien social, importance du dire et du geste pour chacun, voilà ce qui l’anime.
Médaillée de la Région wallonne et de la communauté française pour sa grande distinction en déclamation, elle s’intéresse au croisement des médias.
Cécile conte depuis presque 20 ans
sur scène, dans la nature, dans de multiples infrastructures.
Elle co-crée 2 asbl autour du conte.
En 2019, elle crée sa propre structure « les mots dansés », et se plaît à collaborer avec des professionnels d’autres disciplines tels que des danseurs, musiciens, graphistes.

L’as du spectacle est un peu fou, un peu clown, généreux.
Il joue du djembé, de la guitare de la batterie et…. Il chante.
Après une trentaine d’année dans le milieu musical, il écume les scènes, les salles de spectacle mais aussi les bans d’école lorsqu’il transmet son savoir.
Entre le chant et le rythme son coeur balance. Eric est un amoureux des percussions d’Afrique de l’Ouest et urbaines. Il transmet sa passion avec beaucoup de chaleur.

Né dans les années 70 en tant que danseur de rue sur des cartons, dans des garages ou dans les gares de Charleroi et de Bruxelles. Précurseur du Hip hop en Belgique avec ce que l’on appelait la nation Zoulou, il se forme ensuite en danse contemporaine, classique et abstract.
Danser c’est s’exprimer et peindre l’espace. Danser c’est respirer, ce qui l’amène à développer le mouvement en tant qu’expression pour tous, chaque geste est une image et toutes ces images racontent des histoires. Il est donc évident pour lui que conte et danse ont étaient amenés à se rencontrer.
Sollicité et encouragé par les scénographes et chorégraphes avec qui il collabore, il se dirige rapidement vers la mise en scène et la chorégraphie.
Ses victoires et celles des crews qu’il dirige lors de nombreux concours, l’originalité de ses créations et de la technique qu’il développe lui ouvre les portes du monde professionnel.

 

Dossier et fiche technique


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