Louve

Louve

Le spectacle

Elle naît d’une mère louve qui ne la laisse pas grandir.
Elle s’échappe de l’emprise, découvre le monde avec la naïveté d’un enfant.
Elle rencontre l’homme sans savoir qui il est, fuit devant le miroir féminin.
Les sens en alerte éveillent le sauvage en elle.
Elle est louve, se découvre le désir d’enfanter, de transmettre de créer son clan.
« Louve » traverse la vie avec les dents longues sur une proie qu’elle a choisie : sa liberté.

Pourquoi ce spectacle a-t-il été créé ?

Par envie, par besoin.
Parce que l’écriture et le dire sont de formibables élans...


Le contenu

La Louve AfficheLa relation mère-fille

La relation mère-fille est ici fusionnelle.
La mère tente d’emprisonner son enfant dans une relation exclusive.
Dans le récit, on lit un fantasme de dévoration chez la mère, un sentiment d’étouffement et d’intrusion chez la fille.
Pour légitimer ses actes, la mère tient un discours effrayant sur le monde extérieur. Elle seule est capable de donner à sa fille ce dont elle a besoin.
Le monde est dangereux et elle seule a le droit de faire la transition entre le clan et l’ailleurs ; la mère s’auto-proclame chef de clan.
La mère est décrite comme une ogresse capable de manger son enfant pour le garder près d’elle. C’est précisément ce souffle de vie qu’elle vole à son enfant qui donnera à ce dernier, l’envie de respirer ailleurs.
Il semble que cette femme-mèrelouve et cette femme en devenir ne peuvent trouver une place que loin l’une de l’autre.

La féminité

La féminité est ici toute puissante. La femme domine l’homme qui est ici exclu des relations si ce n’est pour donner ce qu’il faut pour fabriquer un enfant.
La féminité se marque physiquement par la pilosité, les menstrues et le développement physique. Il n’est
jamais question de développement psychique. L’arrivée du sang est annoncée dans l’écoeurement, l’étonnement sans aucune réponse apportée par la mère.
La féminité est aussi quelque chose qui doit être caché du regard des hommes.
On observe aussi chez la mère un total refus du fait que sa fille devienne femme.
En effet, si elle le devient elle pourrait prendre sa propre place de femme aux yeux des hommes et aux yeux du père.
Aussi, la fille devenant femme pourrait s’éloigner du clan et du dikat de la mère.
La jeune fille semble n’avoir aucune idée de ce qu’est une femme et comprend très vite que là où elle vit, il n’y a pas de place pour deux.

La relation homme-femme

Une fille ne peut laisser s’approcher d’elle un homme. L’interdiction est ferme, moralisatrice mais non justifiée.
Aucun discours d’apprentissage à la différence n’est donné. On s’étonne de voir comment cette jeune fille différencie les sexes.
Cette petite fille n’entend jamais parler d’amour.

L’enfantement

La jeune fille sait qu’elle est venue au monde dans le sang. Elle sait aussi qu’enfanter peut donner la mort ou la maladie.
Elle sait aussi qu’elle a été enfant, et que cet état l’a soumise à une forte emprise de la mère. Elle semble vouloir éviter la répétition en ne voulant pas d’enfant.
Elle se pose des questions sur le lien femme-enfant-enfantement.
Est-ce qu’une femme doit forcément enfanter d’un enfant ?
Est-ce qu’il faut enfanter pour devenir une femme.

Drame et résilience

L’histoire en soi est assez dramatique.
Une mère qui intruse son enfant et lui interdit de grandir. Un enfant condamné à un destin tragique s’il continue sur la route que l’on a tracée pour lui.
Et pourtant, cet enfant parvient à se sortir de l’emprise pour trouver sa voie. Le chemin est long. Les principaux obstacles à affronter semblent être la méconnaissance du monde extérieur et les discours reçus sur celui-ci. Grâce à son refus d’enfermement, l’héroïne parvient à sortir d’une situation qui ne l’épanouit pas.
Les principaux alliés sont la nature, les miroirs et l’introspection, les expériences acquises, le choix d’aimer.
On trouve ici une résilience à laquelle chacun peut s’identifier.
On trouve aussi une féminité que l’on peut aborder grâce à soi, aux autres et à l’être aimé.


Louve 03Accompagnement musical

Chant, bruitage.
Flûtes turques, guitare, darbouka


 

Cécile CRISPIN

Ecriture, conte et chant

L Arbre A Bobines 02Conteuse et psychologue, psychologue et conteuse. Le ton est donné.
Choix de contes qui parlent au coeur
et au psychisme, ouverture vers le lien social, importance du dire et du geste pour chacun, voilà ce qui l’anime.
Médaillée de la Région wallonne et de la communauté française pour sa grande distinction en déclamation, elle s’intéresse au croisement des médias.
Cécile conte depuis presque 20 ans sur scène, dans la nature, dans de multiples infrastructures.
Elle co-crée 2 asbl autour du conte.
En 2019, elle crée sa propre structure « les mots dansés », et se plaît à collaborer avec des professionnels d’autres disciplines tels que des danseurs, musiciens, graphistes.


SHEMS

louve 02(soleil en persan) tente de réchauffer les coeurs avec son souffle, sa voix et sa musique.
Autodidacte, il pratique la peinture, la musique, la calligraphie, le conte, le théâtre d’ombre..
Musicien d’origine turcque, il enchante avec ses instruments d’orient. Au son des flûtes, du saz, darbouka, il apporte une respiration au texte, un ailleurs imagé.
Il se définit par rapport à son souffle...
« Tous les coeurs sur lesquels souffle ma brise s’épanouissent comme un jardin plein de lumière »...
Dans l’univers, tout respire.
L’homme même est respiration : non seulement son corps respire, mais l’âme et l’esprit sont conçus comme des souffles.

 

Dossier et fiche technique


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